L’enfant précoce et la scolarité
Identification et solutions. Dossier réalisé par Christelle Mars, professeur des écoles.
Les enfants doués ne réussissent pas tous à l’école. Beaucoup échouent, beaucoup s’éteignent. Beaucoup trop. Ils sont différents des autres, et l’école n’aime pas les différences.
On parle d’Enfant Intellectuellement Précoce ou EIP, d’enfant doué ou surdoué, parfois hautement surdoué, HQI ou enfant à haut potentiel. Suivant les sources, on trouve les mots : précocité intellectuelle, douance (pour les canadiens), surdouement.
Personnellement, la définition qui me convient le mieux est : Enfant à QI Elevé. Mais j’utilise généralement les termes « précoce » et « EIP » , ce sont ceux que j’ai rencontré le plus souvent dans mes recherches de d’informations.
C’est le calcul du QI (quotient intellectuel) qui permet de faire la différence entre l’enfant précoce et l’enfant non-précoce.
On considère que la précocité d’un enfant le rend véritablement différent des autres à partir d’un niveau de QI de 125, ce qui correspond approximativement à 5 % de la population. Il faut en déduire que les problèmes liés à cette précocité touchent beaucoup d’enfants (1 à 2 par classe en moyenne) et ne sont nullement exceptionnels.
Les QI>132 représente environ 2% de la population, c’est à dire 1 enfant sur 50.
On parle de haut QI (HQI) à partir de 145. C’est beaucoup plus rare, mais 0,1% des enfants sont quand même dans ce cas. Certaines personnes n’acceptent de parler d’enfants surdoués qu’à partir de ce seuil.
Les enfants précoces existent dans tous les milieux sociaux. Il y en a dans toutes les écoles, y compris dans les écoles de niveau faible ou classées ZEP. Intelligents mais en échec scolaire : pourquoi ? On sait que beaucoup d’enfants précoces sont en échec scolaire. Je n’ai pas pu trouver de chiffres précis à ce sujet, mais c’est une certitude pour les spécialistes du surdouement. On parle d’1/3 en échec, 1/3 avec une réussite moyenne et 1/3 avec une réussite à la hauteur du potentiel.
Plusieurs cas de figure pour expliquer l’échec :
- l’enfant n’est pas détecté, il s’ennuie en classe, il rêve ou il s’agite, il décroche…
- l’enfant est détecté mais l’école ne lui offre pas ce dont il a besoin pour s’adapter
- détecté ou pas, d’autres facteurs peuvent intervenir : dyslexie ou autres troubles d’origine sensorielle, hyperactivité ( réelle, non liée à l’ennui ), troubles affectifs…
Détecter les enfants précoces et aménager leur scolarité devrait faire partie de notre travail d’enseignants. S’informer est la première étape.
Malheureusement, ce sujet fait rarement partie de la formation dispensée dans les IUFM. Il provoque souvent des réactions épidermiques du style :
- « les surdoués ? C’est une mode, un fantasme des parents ou des médias »
- « peut-être que ça existe, mais je n’en ai jamais eu dans ma classe »
- « s’il est intelligent, il s’en sortira toujours »
- « on a déjà assez de problèmes avec les enfants en difficulté »
Les enfants doués ont souvent besoin d’aide pour réussir à l’école. Il faut tenir compte de leur particularité, sans oublier par ailleurs que ce sont des enfants ( presque ) comme les autres. Ils n’ont pas une grosse tête ou des antennes, ils ne sont pas infaillibles : on ne les repère pas facilement.
Un QI élevé reflètent une intelligence particulière, un mode de fonctionnement différent, des besoins particuliers.
« Ses ailes de géant l »empêchent de marcher » Beaudelaire.
Détection
Les tests
Seul un test de QI effectué par un psychologue compétent permet de trancher. Les résultats scolaires et le comportement en classe ne sont que des indicateurs, pas toujours fiables.
Qu’est-ce que le QI ? Le QI est le résultat obtenu lors du passage de tests psychométriques chez un psychologue. Il mesure le niveau de performance atteint par l’enfant (ou l’adulte) testé par rapport à celui obtenu par l’ensemble d’une population au même test. Il permet donc de situer les personnes de part et d’autre d’une moyenne. La population se répartit de manière à peu près égale des deux côtés de cette moyenne (située à 100), selon une courbe en cloche. Cela veut dire que plus on va vers les extrêmes, moins la population est importante.
Les échelles de Wechsler sont actuellement les plus connues et les plus utilisées, à cause de leur éventail de mesure et de leur fiabilité. Elles se composent de trois tests :
- le WPPSI-R (Wechsler Primary Period Scale for Children) de 3 à 6 ans.
- le WISC III (Wechsler Intelligency Scale for Children) de 6 à 17 ans.
- le WAIS-R (Wechsler Adult Intelligency Scale) pour les adultes.
Les questionnaires d’identification
On peut trouver sur Internet différents tableaux ou questionnaires permettant de faciliter l’identification des EIP. J’ai choisi celui-là qui me semble utile pour les enseignants qui confondent souvent enfant scolaire et enfant précoce… sachant que certains enfants précoces peuvent aussi être très scolaires !
Tableau comparatif
| Enfant Scolaire | Enfant Précoce |
| Connaît les réponses | pose les questions |
| Est intéressé | est très curieux |
| Est attentif | s’implique mentalement, physiquement |
| A de bonnes idées | a des idées folles |
| Travaille dur | batifole mais a de bons tests |
| Répond aux questions | discute les détails, élabore |
| Fait partie du groupe de tête | est en avance du groupe |
| Ecoute avec intérêt | fait montre d’opinions affirmées |
| Apprend facilement | sait déjà |
| 6/8 répétitions pour maîtriser | 1 / 2 répétitions suffisent |
| Comprend les idées | conçoit des abstractions |
| Aime ses pairs | préfère les adultes |
| Comprend le sens | tire des conclusions |
| Termine ses devoirs | prend l’initiative de projets |
| Est réceptif | est intense |
| Copie convenablement | crée du nouveau |
| Aime l’école | aime apprendre |
| Absorbe l’information | manipule l’information |
| Est technique | est inventeur |
| Mémorise bien | devine vite |
| Apprécie les présentations séquentielles directes |
se complaît dans la complexité |
| Est vif, éveillé (e) | est un observateur astucieux |
| Est heureux d’apprendre | est hautement critique de lui-même |
Il faut savoir que bien qu’un enfant précoce puisse être différent dans un domaine particulier au point qu’habituellement seul un adulte soit capable d’un tel degré d’excellence, ce même enfant peut ne faire montre dans d’autres domaines que de résultats légèrement au-dessus de la moyenne ou même simplement moyens. Tableau publié par Janice Szabos dans le magazine américain Challenge Magazine
Un enfant peut avoir un QI élevé et ne pas correspondre à ce tableau, bien entendu. Le désir de s’intégrer, de ne pas avoir d’ennui, la peur d’être rejeté poussent beaucoup d’enfants à étouffer ou dissimuler leurs capacités.
A consulter aussi : le questionnaire d’identification de Jean-Charles Terrassier sur le site ANPEIP Intégrer un enfant doué dans une classe ordinaire
L’enfant a été testé : aucun doute, il est précoce. Parents et enseignants voient d’un autre œil son comportement. Quelques lectures permettent de mieux comprendre cet enfant : Jean-Charles Terrassier, Jeanne Siaud-Fachin et Ariel Adda sont les auteurs incontournables
Les sauts de classe
Le résultat du test est important, on peut décider d’un ou plusieurs sauts de classe en fonction du QI. Dans le cas où un deuxième ou troisième saut sont envisagés, le psychologue peut calculer le Qi compensé : le QI est calculé avec le barème de l’âge moyen de la classe visée, et non pas l’âge réel de l’enfant.
Les psychologues spécialistes de la précocité recommandent généralement de ne pas dépasser 2 années de maternelle.
L’enrichissement par les activités extrascolaires est une bonne solution pour éviter l’ennui chez un enfant quand un deuxième ou un troisième saut serait souhaitable mais rendu impossible par les circonstances.
La maturité affective de l’enfant correspond généralement à son âge, il va donc se trouver en décalage avec les autres s’il saute plusieurs classes. Mais s’il reste dans sa classe d’âge, c’est son développement intellectuel qui va souffrir. Un unique saut de classe est assez facile à gérer. La décision à prendre est plus difficile pour les autres sauts.
Selon Ariel Adda, le risque de manque de bases ( que l’enfant aurait du apprendre dans sa classe d’origine ) ne se pose pas : il suffira de les lui apprendre une fois pour qu’il les retienne. Pour la première fois de sa vie, l’enfant ne s’ennuie plus. Contrairement à l’enfant non-précoce mais poussé par ses parents, la difficulté va aider l’enfant précoce à s’épanouir.
En cas de doute sur l’utilité ou l’urgence du saut, et si l’équipe enseignante est informée et « bienveillante », une équipe éducative peut permettre de rassembler les parents, les enseignants, le psychologue scolaire – en lien avec un psychologue privé si l’enfant est suivi, le médecin scolaire, parfois aussi l’inspecteur de circonscription.
Pour un saut de classe réussi
Il faut expliquer à l’enfant pourquoi on accélère sa scolarité, il faut réussir à trouver des mots pour lui faire comprendre en quoi il est différent des autres… sans lui donner la « grosse tête ». Il est nécessaire aussi de donner quelques explications aux autres enfants : ceux de sa classe d’âge, qu’il quitte, ceux de sa nouvelle classe.
Le graphisme et plus tard l’écriture sont très souvent problématiques, particulièrement chez les garçons. Il est utile d’adapter la quantité des écrits proposés et de ne pas sanctionner les réponses justes à cause de l’écriture et de la présentation. On ne peut pas non plus tout accepter, mais il faut donner à l’enfant le temps d’apprendre à rédiger proprement, justifier ses résultats, ranger sa trousse et son bureau.
Quelques recommandations pour une pédagogie différenciée adaptée aux enfants précoces :
- mettre à disposition une large gamme de matériel
- organiser des centres d’activités pour les projets personnels des enfants
- offrir des activités attractives pour les enfants qui ont finit plus rapidement leur travail
- incorporer la pensée créative dans la production d’écrits, la résolution de problèmes, l’art plastique…
- évaluer individuellement et donner des moyens d’auto-évaluation
La PMEV est une pédagogie qui permet de gérer une classe très hétérogène. Les différences de niveaux deviennent un enrichissement et non plus un frein à la progression de chacun.
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bonsoir
je vois que je suis pas la seule maman a rechercher des enfants précoses mon fils a + de 130 de QI il suporte mal le college malgré 1 année d’avance, n’a pas de copains se qu’il recherche depuis trés lontemps, il les trouvent tous puérils.
nous habitons dans la region de la nievre, et nous serions trés heureux de lui trouver des copains, sutout pour lui biensur lol
merci d’avance
bonne soirée
voici notre adresse mail bouffardpatricia@yahoo.fr
a bientot j’espere
Bonjour,
Pas d’amie, sauf quand il y avait des filles qui avaient 2 ans de retard … allez comprendre : la plus jeune avec la plus vieille … les instit / profs s’en sont inquiétés plusieurs fois mais bon, je les aidais au passage a comprendre leurs exercices alors tout le monde était content. Une seule fois, une prof en mal de reconnaissance et qui ne concevait que les cours appris par coeur, m’a prise en grippe en me descendant systématiquement et me harcelant avec ces définitions à la virgule près que j’étais incapable de lui recracher (tout en ayant tout compris et en faisant tous les exercices justes) et en me prédisant uen grande chute l’année suivante … j’attends encore !
J’ai 37 ans et suis la maman d’un petit garcon de 3 ans 1/2.
A l’époque ou moi j’etais en maternelle on n’a pas parlé de précocité à mes parents, juste on leur a dit que je m’ennuyais en classe et qu’il valait mieux pour tout le monde que je passe direct au CP ; j’avais déjà appris à lire toute seule, je devais parfaire mon écriture, mais pour m’occuper j’aidais mes camarades en difficulté … ce qui m’a valu un certain nombre de punition ! mon parcours scolaire s’est poursuivi tranquillement, jamais premiere de la classe (trop voyant), mais 2 ou 3ème ca m’allait bien
bref à l’époque on en parlait pas de précocité, pour mon homme non plus mais un peu le même topo de son côté.
Aujourd’hui nous avons des métiers innovants, créatifs … un peu en marge mais gagnant bien notre vie. nous ne pouvons pas dire que nous avons beaucoup d’amis, nous sommes toujours un peu en marge dans les repas de famille ; dès qu’on lance un sujet de conversation on a l’impression d’être des extra-terrestres mais bon …nous avons la chance de nous etre rencontrés
Et nous avons un enfant … dont on nous a dit en creche « il est spécial », dont on nous dit aujourd’hui en maternelle « on peut discuter avec lui comme un enfant de 5 voir 6 ans », « il s’interesse vraiment à tout » … et tout cela nous on trouve ca super
.. mais il y a aussi … « il est infernal parce qu’il s’ennuie » ou encore « il n’a pas de copain, il prefere les grands et les adultes », et ses demi-freres et soeurs de 10 ans de plus que lui qui le regarde avec de grands yeux ronds quand il utilise certains mots qu’eux mêmes ne comprennent pas, ou qui l’envoient balader quand il commence à poser des questions que ce soit sur le fonctionnement d’une machine ou des trucs plus métaphysiques sur la vie et la mort, sur le langage ou qu’il me demande des devoirs. Ou encore la babysitter qui commence à se faire reprendre quand elle dit un mot pour un autre … hum hum
Au fait, Le passage de l’article a propos du graphisme m’a fait sourire et m’interpelle ; il vient un peu comme un cheveu sur la soupe mais mon petit bout aime tout sauf … faire du graphisme … il se juge tres durement et abandonne très vite.
il est très joueur et blagueur … a 2 ans il faisait des jeux de mots avec les pros de la creche, leur faisait des farces… nous avons eu la chance d’etre dans une creche tres tres chouette.
)
l’école c’est plus difficile. comme il est très sensible, on me dit qu’il pleure souvent (ben j’imagine bien s’il se sent incompris … faut dire que la maitresse est pourtant très branchée discipline même si elle me dit qu’il s’ennuie elle n’apporte pas de solutions … au contraire elle le teste et me sort des trucs du genre « je suis étonnée, il ne sait pas dénombrer » … ah ben moi je suis étonnée parce que sans lui demander je l’entends compter ses voitures en jouant, bon évidemment jusqu’à 15 mais bon, juste il boude dès qu’elle lui demande de « réciter » un truc et là j’ai presque envie de l’applaudir
Il avait commencé l’année dans une classe PS / MS et ca se passait très bien ; nous avons déménagé et là PS 100% c’est nettement plus difficile au niveau du comportement et même des apprentissages, il refuse très souvent de faire le travail demandé.
Nous souhaitons juste que notre petit garcon soit heureux, équilibré, et qu’il ait confiance en lui ; et malheureusement il nous dit que l’école tant attendue « ne lui apprend rien », que les enfants de son age « disent n’importe quoi » et qu’il n’a pas de copains (enfin à l’école, parce que heureusement il en a en dehors de tous âges)
Je ne sais pas trop quelles suites donner à tout cela, j’ai un peu peur des reponses ou des non-reponses de l’éducation nationale … et puis nous avons aussi nos souvenirs, notre propre parcours …
Faire faire un test … est ce que cela va nous servir à quelque chose ?? Quoi en faire après ?? Que fait on avec des étiquettes ?? en tous cas ce genre d’étiquette donne peut de droit, alors que comme cela est dit dans un post les 2 extrémités de la courbe de QI sont finalement les handicaps au sens relationnel et social.
Pas plus que l’argent l’intelligence (celle mesurée par le QI en tous cas) ne fait le bonheur, ce ne sont pas des fins en soi. Finalement socialement c’est la moyenne haute qui suffit largement.
Bonjour,
Je suis la maman d’un enfant de dix ans.
Réservé depuis toujours, très sérieux avec très bons résultats à l’école, mais détestant depuis le cours préparatoire l’école.
Blocage depuis sept semaines, n’arrive pas plus à se rendre en cours.
Personne n’y comprend rien.
Le pédopsy que nous avons trouvé nous a indiqué que notre enfant parle comme un adulte, est trop sérieux, et doit rapidement redevenir un enfant..
Notre fils a toujours été sérieux, très lucide, très analytique, une mémoire énorme, une hyper sensibilité.
Depuis qu’il rate l’école, d’une certaine façon, on le sent libéré et il parle beaucoup, avec des raisonnements très brillants,une logique implacable et de l’autre côté, il souffre par rapport à ses copains,a honte de ce blocage d’école. Nous parents, sommes complètement perdus, et craquons. Merci de vos conseils.
Bonjour
Je suis maman d un enfant precoce et dyspraxique .En marternelle mon fils etait sage …trop sage .Ensuite cp oral super erit 0…puis ce1 de meme… ce2 la je prend les choses en main puisque depuit le cp je tirai la sonnette…..donc psy privé 3 seances (pour entendre dire ce sera difficille) puis razed biais de l ecole tres bien on prend conscience des choses et tres bon appuie .psychomtricien privé en place et prise en charge financiere par la mdph +orthoptiste pour le visuo (Je vais a l essentielle)Donc voila ou j en suis par contre je prend clement comme il est et je le conseille beaucoup exemple c est copain qu il a choisi sont mature et on les memes centre d interer.En effet je prend beaucoup de temps pour expliquer via internet ,les livres etc.. concernant l ecole et bien on fait avec et sans ne plus se prendre la tete Mon fils a 9 ans souhaite devenir soigneur pour animaux ou agriculteur et bien soit… je veux son bonheur et qu il soit un adulte bien dans sa peau .Pour exemple nous avons rechercher des gens celebres avec des dys et des facultes exeptionnels la liste et longue cela pour lui montrer que personne n est parfait et que l on peut reussir et dans n importe quelle domaine….voila donc ma vision je souhaite bon courage a tout les parents en sachant de toutes facon que chacun fait de son mieux. cordialement
Bonjour,
Je suis une maman ancienne « précoce », de trois enfants dont des jumelles. 2 filles sont précoces… mais il ne s’agit que d’une des deux grandes et de la petite soeur !!
Les grandes viennent d’entrer hier au CP : même classe, à leur demande comme à l’habitude depuis la maternelle. Seul souci, j’ai récuppéré l’une d’elles …. au CE1.
Effectivement, elle sait lire (depuis environ 1 an, elle lit couramment, écrit des livres et le tout sans faute d’orthographe) et compter, et je pense qu’elle saurait parfaitement suivre un cursus de niveau supérieur. Du point de vue purement pédagogique, je suis donc d’accord.
Mon pb est sa soeur jumelle, dont le corps enseignant (pardon à tous et toutes, certains ne réfléchissent pas autant que vous) n’a pas tenu compte, au point même d’ »oublier » de vérifier ses connaissances ! (elle n’est pas loin derrière même si elle n’est pas précoce). Nous venons en effet d’emmenager dans une nouvelle ville et nous sommes donc « nouveaux » à l’école, les enseignants ne connaissent pas les filles et leur relation (complémentaire complice non fusionnelle). Je précise aussi que nous n’avons pas été informés en tant que parents de la décision de la directrice.
Nous avons donc pris la décision, avec mon mari, en urgence ce matin, et tenant compte du fait de la gemellité, de refuser le passage arbitraire en CE1 de notre fille.
Je me dis que ça ne la rendra pas plus bête et que ça me (nous) donne le temps de faire évoluer la relation que nos deux jumelles ont entre elles avant d’envisager un passage anticipé en classe supérieure.
Pouvez-vous me donner quelques témoignages sur les écoles spécialisées ? C’est une piste que je souhaiterais explorer si l’école ne modifie pas son comportement culpabilisant (« c’est vous la mère… »"c’est maintenant ou jamais »… j’en passe).
Sinon, je pense l’inscrire à plusieures activités extra-scolaires, mais je suis seule le jour et serait donc obligée de « trimballer » toute la marmaille à droite et à gauche sachant que je travaille moi-même.
Sinon, y a-t-il des témoignages de parents dans le même cas qui auraient fait le choix inverse au mien et pour qui la relation gémellaire aurait survécu sans dénigrement du second jumeau ?
J’avoue avoir le coeur en miette depuis hier, à ne pas savoir que choisir de mieux pour l’une et l’autre de mes filles !
En vous remerciant de la moindre réponse !
J’ai envie de dire « Votre enfant est précoce, mais il est ou le problème? C’est mieux que l’inverse ».
Quel parent d’un enfant différent de la moyenne n’a pas eu ce genre de réflexion? Mais s’ils savaient les interrogations que cela provoque à ces parents « chanceux ». Pour les enfants en retard, de plus en plus de choses sont faites, la preuve, en moyenne section de maternelle, ma fille est revenue avec un mot dans son cahier pour que savoir si les parents étaient d’accord pour un soutien le midi. Et pour ma fille, pas une seule instit s’est posée la question de savoir si elle était en souffrance de ne rien apprendre à l’école (ce sont ses mots).
Quand va t on enfin avoir des instituteurs capables de voir la différence chez les enfants.
Quand va t on avoir des instituteurs capables de se remettre en question devant des parents qui les alertent quand leur enfant se plaint de ne faire que jouer et dessiner même en maternelle.
Quand, enfin, va t on avoir des instituteurs qui regardent les parents comme des prétentieux quand on veut leur expliquer des choses qu’ils n’ont pas vu, après plus de six mois avec un enfant toute la journée, alors que des personnes de notre entourage (qui ne voit l’enfant que quelques heures de temps en temps) eux s’en apercoivent?
Je suis un peu en colère contre cette éducation nationale qui très souvent n’assure que le minimum syndical. Je suis désolée, pour ceux qui font leur travail parfaitement et qui ont la capacité de se remettre en question MÊME s’ils sont professeurs des écoles.
Quand je vois l’angoisse et les soucis qu’engendre le fait d’avoir un enfant précoce, je me demande si c’est une chance que ce soit pour les parents et surtout pour ces enfants qui n’ont rien fait pour se retrouver « hors norme » et dont on ne tient pas compte la plupart du temps.
Bonjour,
je suis la maman de 3 garçons très dynamiques et éveillé de 8 ans, 3ans1/2 et 2ans .
Mon aîné vient de passé en CM1 au lieu du CE2, et devient de plus en plus sensible et angoissé et moi je me pose des questions?
Parfois il agit comme un enfant de son âge et d’autre il a des réflexions très philosophiques et déconcertantes pour des parents!
J’essaye de lui apporter de la nourriture intellectuelle via des livres, encyclopédies dont il raffole; mais j’ai l’impression qu’il veut toujours aller trop vite, et qu’il a du mal à comprendre la notion de travail et d’effort!je m’inquiète aussi car certains enfants de l’école l’embête en le traitant de « monsieur je sais tout » et lui ça le rend triste…
Est-ce que je dois lui passer un test de QI? sachant que son père qui était lui aussi très en avance, ne veut pas?
merci de me répondre si vous avez des témoignages sur mon mail: aznagwife@yahoo.fr
bonjour
je suis maman d’un garçon de 6 ans en CP. suite aux conseils de mon médecin il a passé des test qi. résultat un Qi de 131. a l’école la maitresse se plaint de son comportement: bavardages , répond aux questions de la maitresse avant qu’on l’interroge, difficultés avec les enfants de son age. elle ne voit que ça! personne ne veut prendre en compte qu’il pourrait y avoir des problèmes liés a sa précocité. le probleme est que mon fils commence a aller a l’ecole a reculon ! vos conseils a tous seraient les bienvenus car je me sens complètement désemparée! merci a tous caroline