L’enfant précoce
Comment savoir si mon enfant est précoce?
Le niveau élevé des performances intellectuelles, traduit en QI, est le critère de précocité intellectuelle. Pour passer un test de QI, il faut consulter un psychologue.Le psychologue fait un examen psychologique de l’enfant comprenant un’entretien avec l’enfant et les parents la passation du test qui mesure le QI appelé échelle de WISC IV pour les 6 à 16 ans et redige un compte rendu.
Un enfant précoce est-il un enfant différent?
Les difficultés que peut rencontrer l’enfant précoce sont dues au décalage entre une maturité intellectuelle en avance et une maturié psycho affective proche de son age réèl: Ses gouts et intérets intellectuels le conduisent à s’integrer dans un groupe d’enfants plus agé tandis que sa maturité physique et affective le rapproche d’enfant de son âge. Ce décalage peut être source de souffrance, ce qui n’est pas anormal. certains enfants peuvent sauter des classes du fait de leur avance scolaire tandis que d’autres connaissent des difficultés pouvant aller jusqu’à l’échec scolaire(désinteret scolaire, instabilité).
Les enfants précoces présentent souvent une grande appétence pour la lecture, les jeux de construction, d’élaboration. Ils aiment être seuls sans pour autant etre solitaire.
Pourquoi les scolariser dans des établissements différents?
La pédagogie proposée en France est soit le maintien dans sa classe d’âge, soit le saut de classe soit l’école spéciale pour enfants précoces.
Si l’enfant est maintenu dans sa classe, il risque de souffrir de son décalage intellectuel, se désinteresser de l’école. En revanche, l’école spéciale donne une pédagogie adaptée, stimule la créativité, permet une insertion dans le groupe mais la compétition qui est favorisée peut être mal vécu par l’enfant.
Trouver la méthode adaptée n’est pas facile, tout dépend de la personnalité de l’enfant, de son sentiment de différence et pas seulement de sa précocité intellectuelle.
L’étape avant la scolarisation spéciale est le saut de classe puis l’appréciation de sa capacité d’adaptation.
L’attente des parents vis à vis de l’enfant est aussi à prendre en considération.
Article rédigé par Myriam Ott Rabiet, psychologue à Paris
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Je suis enseignante, éducation nationale française filière normale, j’ai depuis plusieurs années des enfants précoces qui fréquentent ma classe, je parviens toujours à les intéresser et à ce qu’ils vivent bien leur scolarité. J’évolue avec eux, leur donnant toujours à raisonner, à rechercher sans jamais leur apporter les connaissances toutes faites car cela semble les mettre en danger voyant les autres apprendre et pas eux. Souvent à l’issue de ma classe ils sautent une classe (j’ai un CP-CE1) voir arrivent de maternelle avec un an et exceptionnellement 2 ans. Cela demande beaucoup de travail à l’enseignant et souvent mes collègues rechignent à les faire avancer en les suivant tout simplement. Quel dommage !
Une école spécialisée reste sans doute la meilleure solution. Un de mes amis surdoué a sauté deux classes d’un coup (en collège). Il a eu beaucoup de mal à s’intégrer et à être à son aise, à cause du décalage de maturité (et du fait que les élèves plus âgés n’étaient pas toujours très sympas. Certes il réussissait bien au niveau scolaire, mais il a mis plusieurs années à être vraiment heureux et à l’aise…
Pourtant dans notre école les racourcissement de cycle sont très bien intégrés, on s’arrange pour les mettre ensemble, les laisser quand c’est possible avec leur tranche d’age (même 2 ans d’avance : on a déjà fait CE1/CM1 rien que pour cela)… avec un peu de bonne volonté et d’ouverture d’esprit, tout est toujours possible !